
Le dossier
Une licence devient un actif de plusieurs milliards
BSGR a obtenu des droits sur les blocs 1 et 2 de Simandou en décembre 2008. En avril 2010, l’entreprise a conclu un accord de vente d’une participation de 51 % au groupe minier brésilien Vale pour 2,5 milliards de dollars. Ce chiffre représente la transaction, ni un pot-de-vin ni une indemnité accordée à la Guinée. [1]
La procédure pénale a examiné l’accès à ces concessions. Selon les constatations rapportées par OCCRP, des contrats promettaient des millions de dollars à Mamadie Touré, épouse du défunt président Lansana Conté, pour son aide dans l’obtention des licences. Le tribunal genevois a retenu qu’elle avait influencé le président. Il a aussi relevé des démarches de dissimulation, dont des tentatives de faire détruire les contrats compromettants. [1]
Ce que le dernier recours suisse a changé
Les décisions du 24 mars 2025, rendues publiques le 4 avril, ont maintenu la peine de trois ans de Steinmetz : 18 mois ferme et 18 avec sursis. La créance compensatrice de 50 millions de francs a été renvoyée à Genève pour réexamen. Public Eye distingue cette créance d’une amende ordinaire ; la nuance compte lorsqu’on parle de récupération des gains. [1][2]
Steinmetz a continué de clamer son innocence. Ses avocats ont critiqué l’arrêt et annoncé leur intention de saisir la Cour européenne des droits de l’homme. L’annonce d’un recours ne constitue pas une décision annulant la condamnation suisse. [1]
La valeur a circulé avant le minerai
L’histoire des licences et le dossier judiciaire montrent ensemble pourquoi l’attribution d’une concession peut compter autant que la vente ultérieure des minerais. Le contrôle d’un gisement peut représenter des milliards dans une transaction avant que l’extraction ne produise des recettes publiques. C’est l’intérêt éditorial de cette affaire, et non une accusation visant chaque entreprise intervenue ensuite à Simandou.
La condamnation pénale, le réexamen de la créance et l’argent effectivement récupéré pour les populations concernées doivent donc être suivis séparément. Une peine de prison établit une forme de responsabilité. Elle ne dit pas, à elle seule, ce que la Guinée a reçu.
D’après les publications de: OCCRP · Arrêt du Tribunal fédéral et réponse de la défense · 4 avril 2025; Public Eye · Chronologie de l’affaire Simandou.
Documents sources
02Mises à jour du dossier
Dossier publié
Terminée
État de l’enquête éditoriale enregistré.
Note de la rédaction
The Ledgers Africa : analyse des décisions, déclarations d’entreprises et articles datés ci-dessous. Ce dossier ne revendique pas une enquête de terrain originale. Les parties n’ont pas été sollicitées séparément pour cet article. Le statut éditorial est distinct de l’état de la procédure judiciaire.
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